On m’appelle Jizou la Cannibale, mais personne ne sait vraiment ce que je fais de mes victimes. Faut admettre aussi que personne ne peut le raconter : mes chasses en solitaire ne créent pas de témoins.
Ma faim assouvie, je traîne mon estomac sous tension jusqu’au camp, suivie par quelques insectes curieux. La puissante odeur de sang qui me précède fait fuir le gibier que mes hommes tentent de piéger. Certains iront se perdre dans les collets savamment dissimulés, d’autres y gagneront un sursis bien précaire. Je profite encore un peu de la pénombre des sous-bois, essuie grossièrement le vermeil de mes doigts sur les fougères. Ecrase un moucheron ou deux au passage.
Le camp grouille d’activité. Mes troupes victorieuses reviennent tout juste du front, après un siège interminable qui fortement mis à mal ma patience et l’armée de mon adversaire. Mon apparition provoque une haie d’honneur désordonnée. Grotesque protocole. Inquisiteurs et griffons se bousculent, les archers manquent de se faire piétiner, les chevaux hennissent dans la précipitation. Brusquement, la cacophonie fait place à un silence tout aussi assourdissant. Le tableau confine au ridicule : des lances hérissées de guingois, des drapeaux dont les lambeaux poussiéreux pendouillent mollement dans l’air saturé de sueur et de fatigue, des casques bosselés… tout cet arsenal s’immobilise pour laisser passer une minuscule silhouette à l’odeur capiteuse, drapée d’un rouge douteux. Je leur fais face à mon tour.
Le responsable des opérations, un guerrier blond qui a l’air de savoir frapper fort, s’agenouille. Bien qu’il ait déposé son casque à mes pieds, sa tête culmine toujours au-dessus de mon champ de vision. Conscient de la bourde, il l’incline. Peine perdue : s’il y a bien un domaine dans lequel je surpasse tout le monde, c’est dans la petitesse.
Fébrilement, il me tend un trousseau rouillé, auquel sont arrimées de lourdes clefs. Un ruban élimé a miraculeusement maintenu ses boucles autour du métal gras. FAIS CE QUE VOUDRAS. Je fronce un sourcil, et laisse échapper les éclats d’un rire tonitruant dans ce silence emprunté. L’assistance se glace, tandis que je rejoins mes quartiers, agitée par les derniers soubresauts de mon hilarité soudaine.
Ma nouvelle ville a un nom.
Extrait des Chroniques de Jizou la Cannibale,
6ème Capitaine de l’Alliance des Origines

Salut les Gônes,
Aujourd’hui, petit bonus : vous avez gagné une super méga chouette illustration d’un gros palouf version manga ! Cachez pas vot’ joie, hein !
A l’occasion de ma réconciliation avec ma palette graphique, je vous propose un petit jeu. Les Chroniques de Jizou font référence à une ville, qui porterait un mystérieux nom… A vous de me donner le nom de cette cité ! Le gagnant aura droit à une petite caricature, dans le costume de son choix. Avec surprise supplémentaire pour la personne qui saura me dire quelle est la particularité de cette ville.
J’attends une réponse précise, et pas un copier/coller de Wiki, qui au passage ne mentionne pas cette bizarrerie.
Ah, pour les petits malins qui tenteraient de tricher en allant mater le nom de ma V4, sachez que je n’ai pas encore jugé nécessaire de claquer 1K gold pour effacer les traces de son ancien propriétaire…
Pas si blonde, la naine !

What’s up ?
Tendez les oriflammes, empesez les flèches, affûtez les lances, c’est parti ! Tremblez, voisins, la guerre s’élance impétueusement dans vos champs ! Une série d’attaques simultanées a été impulsée à l’encontre de nos plus proches adversaires de l’ouest, constellant de sièges la partie bleue de la carte.
Deux rebelles, Peter et Sloan, pardon, Bastien, résistant encore et toujours à l’envahisseur, ont jugé bon de parcourir les sentiers de guerre en donnant des coups de pieds dans nos échelles posées contre les remparts : attention à ne pas vous trouver sur la route de ces flibustiers qui, en vous sabotant une attaque, vous obligent à rentrer à la casa sans passer par la case départ ni toucher les clés de la ville convoitée.
Strategy
Les ordres sont clairs : gagner la bataille ! Les sièges peuvent sembler longs et coûteux en troupes, ils sont néanmoins essentiels dans la course aux points et à la zone d’influence. L’Alliance a besoin de vous, jeunes gens, n’essayez pas d’esquiver en vous planquant derrière vos murs. Vous vouliez de la baston PVP, c’est le moment ! Vous remarquerez également qu’ils offrent un petit apport en XP, idéal pour, euh, je sais pas moi, gratter trois-quatre places en honneur ?
L’avance que nous avons sur les Larmes d’Urgash se réduit encore, nous ne pouvons pas nous permettre de laisser souffler les chevaux. V5 et V6 sont sur les rails, en visant toujours les lieux stratégiques : c’est notre premier coup de rush, c’est intense, mais ça ne fait que commencer !!
Take my advice !
Ne vous mêlez pas des affaires des magiciens, car ils sont subtils et prompts à la colère. (J..R.R. Tolkien)
Vous admirez chaque jour la puissance de votre RQ, vous congratulant du judicieux placement de vos points d’hérédité ? Vous vous levez la nuit à 2:00 AM (!) pour admirer l’augmentation de votre armée en temps réel ? Votre monstrueux stack de T2 vous semble invincible ?
Méfiez-vous des magiciens !!
Si le recrutement quotidien a jusqu’ici été suffisant pour botter les miches des pauvres créatures qui crapahutaient dans votre environnement, la castagne contre d’autres joueurs vous réserve quelques surprises. Un bon petit Cercle d’Hiver des familles et… *accent d’Angarak on* « Il a tué mon bonhomme ! » *accent d’Angarak off*.
De manière générale, les T2 sont les cibles privilégiées de quelques sorts bien casse-burnes. Cercle d’Hiver donc, mais aussi Mur de Flammes, Peste, Maux de Lumière, Pluie de Météores, autant de coups-de-tête-balayettes pour vos « petites » troupes qui ne s’en relèveront pas.
Comment s’en prémunir ? Ben… euh… en faisant des monopacks de T5/T6, pardi !
Potins de taverne
S’offrant une pause bien méritée dans sa vie de power player, notre Féanor national partit bien vaillamment représenter l’Alliance dans un sombre troquet au cœur d’une ville drapée de rose. Il n’oublie évidemment pas son garde du corps : la petite Féanette assurera sa sécurité à l’occasion de cette rencontre irréelle avec les ambassadeurs d’Enroth et de Millénium.
C’est autour d’une table bien exiguë qu’ils s’installent, ce qui permettra à l’un des Millés, apparemment fiévreux, de se coller éhontément à la pauvre Talsi, prétextant l’étroitesse de la banquette.
On apprendra avec intérêt que nos chers Enroth sont autant portés sur les Pokémons que les Millés le sont sur les filles… Question de date de naissance, peut-être. Si les premiers s’amusent à collectionner les villes nommées d’après leurs petits héros favoris, ce qui incite diablement à les attraper tous, les seconds tentent une récupération sauvage de numéros de téléphone. Féanette se prêtera d’ailleurs volontiers au jeu… Un futur espion ou une source de renseignements ?
Les adieux furent déchirants : Féanor arrachant Féanette des pattes de son courtisan, Talsi s’extirpant du mur dans lequel elle avait été encastrée, les Enroths se rendant respectivement leurs cartouches de Game Boy, et les Millés s’efforçant de ne pas roter leurs (nombreuses) bières en présence des demoiselles.
A quand la prochaine ??
Jizou
*accent d'Angarak on* « Il a tué mon bonhomme ! » *accent d'Angarak off*